Orthopractie

Qu'est-ce que l'Orthopractie? C'est une évidence d'écrire que l'Homme est un bipède au cerveau perché et si nous voulons exister en tant que bipède, nous devons connaître à tout moment les positions relatives des différentes parties de notre corps les unes par rapport aux autres et la position du corps dans l'environnement avec un maximum de fiabilité et un minimum de coût énergétique. Le problème, c'est qu'apparemment il peut arriver que le programme ne se déroule pas comme prévu et que l'élaboration centrale des routines exécutées par la périphérie fasse l'objet de biais. Concrètement, quand un conflit sensoriel (oeil droit/oil gauche, oil/oreille interne, oil/soma, bouche/oreille interne.etc..) vient perturber le traitement des données neurosensorielles, la première réponse du cerveau est de s'adapter aux nouvelles conditions puis de réorganiser sa connectique fonctionnelle dans la durée puisqu'il dispose de plasticité. Mais dans ces circonstances, il le fait malheureusement dans l'erreur et cette capacité à s'adapter passe d'autant plus du statut de qualité à défaut que le pilote de la machine ne peut s'en rendre compte. La meilleure volonté n'y peut rien et si le sujet n'a pratiquement aucune chance de prendre conscience du conflit, il n'en a pas davantage de s'en sortir tout seul. Notre premier travail est donc de matérialiser à ses yeux l'existence du/des conflit(s) sensoriel(s) Le Syndrome de déficience posturale (S.D.P) (Dr M. Da Cunha) Troubles du tonus musculaire Troubles du tonus vasculaire Troubles neurosensoriels Troubles de la somatognosie Troubles des apprentissages intellectuels Troubles du système limbique Selon Da Cunha, c'est l'incapacité du système nerveux central à traiter et à intégrer de façon intermodale les informations sensorielles qui entraîne l'apparition d'un syndrome de désorientation visuo-spatiale aux troubles fonctionnels aussi disparates. Le praticien va donc devoir répondre à plusieurs nécessités : - Mettre en évidence le conflit sensoriel par un testing sensibilisé des entrées sensorielles et le rendre « palpable » par le patient - Libérer la(es) structure(s) contrainte(s) et/ou précontrainte(s) - Retarer l'activité tonique posturale à l'origine de l'anomalie de contrainte en modifiant le codage des infos par le biais du canal somesthésique - Réinitialiser la représentation spatiale du corps dans les cartes corticales pour avoir des post-effets durables - Déterminer l'entrée sensorielle la plus impliquée pour organiser une prise en charge par collaboration avec les professionnels concernés. C'est ainsi que nous avons fait le choix délibéré de retenir et de développer un panel de gestes techniques qui répondent au critère contextuel antigravitaire fondamental, en les distinguant au sein d'une somme de pratiques empiriques qui viennent très probablement de la nuit des temps tant la médecine manuelle a de toute évidence précédé la pharmacopée dans les sociétés humaines. Interrogatoire « classique » et « posturale » puis, on « rentre dans la plainte exprimée » en passant par le rachis, les pieds, le ventre, la bouche, les muscles optomoteurs,.etc.., le praticien exécute une suite de manipulations spécifiques des tissus mous (non trauamatisantes), sur les «marqueurs posturaux » détectés sur le corps du sujet concerné laissé dans son programme d'éveil (station debout naturelle) à chaque fois que sa physiologie le lui permet. La durée de la séance varie de 20mn à 40mn. Les premiers résultats sont immédiats, d'autres peuvent apparaître au bout de quelques jours et se poursuivre dans le temps en témoignant d'un « réamorçage » de la physiologie du système de contrôle: en règle générale, les séances ne sont pas répétitives à court terme mais leur rythme peut être marqué des variations interindividuelles. La prise en charge des autres entrées sensorielles se fait en collaboration avec les autres professionnels de la filière de soins. Indications suites douloureuses traumatiques ou rhumatologiques (arthrose, discopathie, hernie discale..) pathologies fonctionnelles liées au(x) conflit(s) sensoriel(s) : troubles de la posture aux défauts d'apprentissage, en passant par les troubles musculosquelettiques, certains troubles de l'équilibre. séquelles neurosensorielles des agressions la vie moderne (stress.) le champ d'application est immense ! Du bébé au senior en passant par la femme enceinte, tout le monde ou presque, peut être concerné et soigné dans la limite des indications. Les limites sont celles de la non intégrité organique innée ou acquise des circuits neuronaux (entrées sensorielles, voies afférentes et efférentes, centres d'intégration, effecteurs musculaires), de la non réversibilité et/ou de la non compensabilité des atteintes, ou encore celles de la non capacité du sujet à donner un sens adéquat aux données neurosensibles. Il apparaît aujourd'hui plus que probable que la « lésion structurelle » doit être, dans une très large majorité de cas, considérée comme la résultante d'un défaut de codage des informations neurosensorielles par le SN et non le contraire : « le mou et sa commande précèdent le dur » comme l'élaboration du geste précède son exécution. Qui peut d'ailleurs se vanter d'avoir déjà vu un corps humain avec des os bouger tout seuls, ou encore deux os formant une articulation être auto stables... ? À l'évidence, il n'en va pas ainsi. Cela impose la présence d'actionnaires musculaires qui ont eux-mêmes besoin d'une commande. Dans le meilleur des cas, le système s'efforce même de réduire la facture énergétique de l'exécution, en la pré-programmant au fil des apprentissages. Ces processus sous-entendent la prépondérance d'un système de contrôle hiérarchisé et intégré. né le 31 Décembre 1946 à LAON ( 02 ), Mr SAFIN termine ses études de kinésithérapie en 1968. Après les rencontres de Bourdiol, Nogier, Jarricot, Bassani.et de quelques "maidstoniens" ou étiopathes, il a suivi le cours de neurocinésiologie de R. Bourdiol avant de se former à l'analyse des dysfonctions crânio-mandibulaires (Prof L.Nahmani), à la rééducation des praxies linguales en orthodontie (M.Fournier), à la rééducation vestibulaire (Freyss, Semont, Zeitoun), puis à l'analyse des activités posturo-cinétiques humaines (Dr Dupui et Montoya, U.P.S Toulouse), avant d'obtenir un DIU de Posturologie clinique. Il est l'auteur d'interventions dans différents congrés. Après avoir éprouvé le quotidien thérapeutique à la source pendant 20 ans, il a su exposer à l'actualité des connaissances en neurophysiologie une irremplaçable expérience clinique de dizaines de milliers de cas recueillie en trente cinq ans de pratique quotidienne. En ajoutant un savoir qui potentialise le savoir-faire, en inventant de nouvelles techniques, il a donné un sens à ce qui n'était qu'une somme hétéroclite de techniques empiriques. Il en a fait une discipline novatrice, moderne qui donne à chaque praticien une autre approche des pathologies, et l'occasion d'ouvrir légalement son champ de compétence à un éventail très large d'interventions thérapeutiques, sans le contraindre pour autant, au trop lourd investissement financier et temporel habituellement réclamé. De par son double aspect (bilan posturologique préalable et manipulations somesthésiques), l'enseignement de l'orthopractie fait du praticien spécialisé un acteur central des équipes pluridisciplinaires qui seront, demain, les seules qui pourront répondre à l'attente de patients souhaitant, à juste titre, une prise en charge globale. Depuis 1986, en collaboration avec AFPDTM puis avec le GRETM, il a formé près d'un millier de professionnels (kinésithérapeutes, ostéopathes, chiropracteurs) à cette spécialisation, tout en ayant l'exigence de combiner travail de recherche, formation et confrontation clinique en cabinet libéral. Associé à Mr Christophe PREUILH depuis 1990, Kinésithérapeute et Ostéopathe qui accompagne J.L SAFIN durant toutes ces années autant dans la recherche que dans la formation. Praticiens Mr SAFIN Jean-Luc(04.70.32.47.43) et Mr Christophe PREUILH (04.70.32.11.06). Mr Jean-Marc DUFLOUX